10ème audition publique du débat

Architectes et urbanistes au service de la qualité urbaine

Le journal

Hier soir, la 10ème audition du débat accueillait 2 invités pour aborder le dernier thème : Loire, cœur métropolitain, attractivité et qualité urbaine.

La Loire, cœur de la métropole, attractivité et qualité urbaine

Laurent Devisme, enseignant-chercheur en Sciences sociales à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes a commencé l’audition et s’est exprimé sur les notions d’attractivité et de centralité métropolitaine. Selon lui, l’attractivité urbaine c’est une ville qui se développe, qui « fait converger de nouvelles idées ». Quant à la qualité urbaine, elle renvoie au confort et au bien-être.
Pour M. Devisme, les contenus de la centralité métropolitaine portent sur les valeurs urbaines du moment : la culture, le high tech, le patrimoine et la nature. Il ne faut pas oublier le rapport ville/fleuve, que l’on a occulté dans les années 80, comme sur une affiche pour Beaulieu Ile de Nantes datant de 1972 ou la Loire est quasi inexistante.

Au début des années 90, on a constaté le retour de la ville vers son fleuve: la Loire finit par dessiner le projet île de nantes. Il est question de reconquérir les berges, d’édifier de nouveaux belvédères : on parle d’un urbanisme de révélation. Depuis 2010, la nouvelle équipe et Marcel Smets, propose un métacentre, extension du centre historique.

« Sur la question de la centralité métropolitaine, on dit que c’est compliqué, que c’est plus qu’un espace géographique. Il y aurait une translation de la centralité qui descendrait vers le sud : l’île de Nantes est-elle nantaise ou métropolitaine ? »
Le centre Nantais, c’était le vieux centre historique. En 2001, on commence à parler de la métropole. Aujourd’hui le territoire est beaucoup plus vaste, on s’apprête à déplacer le CHU, etc. La centralité vient de Nantes mais va concerner d’autres territoire : la ZAC des isles, Chantenay, St Herblain.

« Y-a-t-il une autre ville en France qui connait une telle mutation ? »
L’Île de Nantes représentait 350 hectares à réaménager et ce n’est qu’aujourd’hui qu’on arrive au bout des enjeux.Rouen, Angers, sont des villes qui connaissent des mutations mais pas les mêmes surfaces. Une délégation londonienne est venue visiter l’île de Nantes, afin de voir comment s’était fait la ré-urbanisation.

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Laurent Devisme

Le fleuve de la ville à l’estuaire la métropole verte de Pirmil aux Isles de Rezé

C’est ensuite Frédéric Bonnet qui a pris la parole. Grand prix de l’urbanisme 2014, il travaille à la conception de la ZAC Pirmil-les Isles sur la rive Sud de la Loire et s’est exprimé sur la question de la mutation du site entre Pirmil et Rezé.

Pour lui la question de l’estuaire se prolonge : la tache métropolitaine est bordée d’eau, par l’Erdre, la Loire et note la confluence avec la Sèvre, zone sur laquelle il travaille.
« Nantes est métropole verte ». S’appuyant sur d’autres villes européennes comme Stockholm et Helsinki, il démontre que l’on peut oublier la ville, que l’on peut être projeté dans un espace naturel, au sein de la ville. Aujourd’hui le projet doit apporter du positif à la zone réaménagée.
Il faut savoir allier activité économique, habitat et milieux naturels : « il faut garder une trame verte la plus épaisse possible pour garantir une tranquillité, une qualité paysagère, une urbanité alternative». Le but de l’étude de la zone Pirmil est de savoir si le projet est faisable économiquement mais aussi par rapport à la zone inondable.

« Votre position sur la question des franchissements ? »
Quelle que soit l’évolution des quartiers, il ne pense pas qu’il soit nécessaire de faire un nouveau pont mais à l’échelle intra urbaine, il manque un lien. « Quoi qu’il arrive il ne faut pas gêner le port »
 

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Frédéric Bonnet

RDV jeudi prochain (12 mars) pour l'audition publique avec Bernard Reichen et Gérard Penot, à 18h au CCO de la Tour Bretagne

 

Doriane, community manager du grand débat

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